la culture de la souffrance : comment s'en libérer ?

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par Eric Perez

9 février 2022

la culture de la souffrance : comment s'en libérer ?

Dans notre culture, souffrir volontairement ou inconsciemment pour obtenir ce que l’on souhaite ou pour s’amuser semble naturel et ancré dans notre schéma de pensée. C’est un vaste sujet qui est visible dans de nombreux domaines. Je décris ci-dessous deux exemples afin de mettre en conscience certains comportements. Vous trouverez alors des pistes pour être bien avec vous-même et les autres sans “trop” de souffrance.

Temps de lecture : 5 minutes

la culture de la souffrance : comment s'en libérer ?

Faut-il vraiment souffrir pour pratiquer une activité physique?

La vision collective du sport

Le sport est un exemple parfait où consciemment, nous acceptons de souffrir pour être performant. Et s’il ne s’agissait que d’une croyance ?

La douleur est un signal d’alarme que nous envoie notre corps pour nous dire : “attention, quelque chose ne va pas là”. Elle indique que des tissus sont en souffrance, qu’un stress physique est présent. C’est le signe que nos limites ont été dépassées, que nous avons atteint la “zone pathologique”.

Dans une quête de performance immédiate, du culte du corps avec des résultats visibles rapidement, nous sommes amenés à nous blesser pour un plaisir masochiste issu de notre éducation.

Le contrecoup d’une telle pratique est que, pour être efficace, il ne faut pas s’arrêter. Il faut aller toujours plus loin, maintenir la sensation de courbature. C’est la preuve que nous avons dépassé notre zone de confort… mais à quel prix ?

Contrairement aux croyances collectives, les athlètes, les sportifs de haut niveau ne sont pas forcément en bonne santé. Même si physiquement ils paraissent en forment, ils sont sujet à une acidose importante (stress physique et psychologique) et leur système immunitaire est affaibli par les inflammations successives que subissent leur organisme.

Peut-on envisager une activité physique sans souffrance ?

Après avoir dépeint un tableau assez sombre, peut-être un peu “stressant”, vous vous dites peut-être : “il est bien gentil ce monsieur, mais alors on fait quoi, on reste toute la journée sur le canap’ ?!” Non, bien-sûr. 

Bien qu’il y aurait beaucoup à dire sur la notion relative du “beau”, vouloir plaire, vouloir avoir un “beau” corps est tout à fait normal. Autant les hommes que les femmes ont besoin d’avoir une musculature suffisante pour la survie de l’espèce.

Le meilleur moyen d’être en forme et en bonne santé sur le long terme est de pratiquer une activité physique modérée, régulière et variée. A cela s’ajoute l’écoute du corps, pour éviter la douleur. En effet, la conscience du corps est primordiale ainsi que l’écoute de ses besoins. Pour pouvoir maintenir une régularité, il est nécessaire d’adapter son activité sans chercher la souffrance en privilégiant la joie de pratiquer.

En trouvant cet équilibre, continuer sur la durée devient plus aisé car ce type de pratique permet d’être en meilleure santé physique et émotionnelle ; Edmond Desbonnet disait : “le muscle est le contrepoids du nerf”.

Pour aller plus loin dans ces notions, je vous conseille l’ouvrage “Sybernetics - musculation stratégique” écrit sous la direction d’Olivier Lafay. C’est un livre adapté à tous avec des notions poussées en psychologie. Il décrit de nombreux exercices variés pour réaliser une activité physique régulière chez soi.

Quand l’alimentation devient source de souffrances

La torture des régimes amincissants

Parlons pour commencer des régimes amincissants. C’est l’exemple le plus évident des souffrances que nous pouvons nous infliger pour correspondre à ce que nous croyons être le physique idéal.

Comprenons bien que, chaque personne ayant un idéal qui lui est propre, il s’agit avant tout d’essayer de s’aimer soi. Et quand le résultat n’est pas au rendez-vous, après s’être auto-persécuté physiquement avec un régime parfois carencé, nous en venons à nous auto-persécuter mentalement.

Entamer un régime pour améliorer sa santé c’est une chose, si tant est qu’il soit adapté, faire un régime pour se changer physiquement c’en est une autre, bien plus complexe qu’un simple changement d’habitudes alimentaires.

La clé d’une modification nutritionnelle réussie est de maintenir le plaisir ; de trouver des substituts adaptés. En cas d’addiction, un accompagnement psycho-émotionnel peut être nécessaire.

La pression du groupe sur nos habitudes alimentaires

Un aspect plus subtile et donc plus difficile à influencer est l’impact de la pression sociale sur notre hygiène de vie.

L’humain est un animal social. Dans la majorité des cas, nous avons besoin d’avoir une interaction avec d’autres humains, pouvoir se sentir intégré, aimé. Le rejet d’un groupe envers une personne peut être un véritable traumatisme. Le bannissement d’un village était, à l'époque, une punition dévastatrice tant il pouvait être difficile de survivre seul, séparé de ses proches.

Il arrive ainsi parfois que nous nous coupions de notre propre ressenti, des besoins vitaux de notre corps pour un besoin qui nous semble plus important sur le moment : garder l’approbation du groupe.

Je pense, par exemple, aux horaires des repas qui ne sont pas toujours adaptées à chacun, ou encore au type d’alimentation (fastfood, pizza, alcool…).

A cela s’ajoute la pression sociale genrée : Les hommes doivent boire beaucoup d’alcool, manger beaucoup. Les femmes doivent manger peu, faire plus attention.

Tout ceci paraît caricatural et pourtant, même s’il existe heureusement des exceptions, observez les repas de famille ou entre amis et vous verrez.

Se défaire de tout cela n’est pas chose aisée. Il ne s’agit surtout pas de s’isoler car là, nous perdrions un besoin fondamental qui est le besoin social. Il s’agira avant tout de développer son écoute du corps associée à l’assertivité.

L’assertivité est la capacité de s’affirmer avec bienveillance. Un “non merci” passe d’autant mieux que nous sommes en accord avec nous-même, en accord avec nos différences et celles des autres.

Comprenez que vous êtes bien plus qu’une case dans laquelle les autres ou vous-même pouvez vous mettre (genre, classe sociale, métier…). Vous êtes un individu à part entière, unique avec vos propres besoins.

Je vous l'accorde, c'est facile à dire mais soyez rassuré(e), ouvrir les portes du travail sur soi permet de donner un sens à sa vie. C’est un chemin parsemé de découvertes où nous pouvons trouver les armes pour affronter chaque épreuve de la vie.


Nous pouvons aborder ces différents sujets en séance de naturopathie. Sentez-vous libre de me contacter pour tout complément d’informations.

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